Fraternité à la dérive


nuageRugueux





Le commentaire de torreDerivante.org



La tour des controverses dans un océan de certitudes

Version 2.3



Préambule.

Ce document sert le projet d’une utopie probable.


« Probable » parce que l'idée d'utopie a toujours existé dans les têtes, et elle permet l’effet bienfaisant issu des dialogues qu’elle suscite et de la contemplation au sein du chantier de sa construction.


« Probable » parce que cette utopie n’est pas voulue pour un avenir proche car cela pourrait provoquer une impatience favorable à de l’intransigeance ou pire à la justification de comportements inhumains.


Sa probabilité est aussi due à son principal inconvénient : elle implique la participation de tous. Attention ! Ce n’est pas la participation de tous qui est un inconvénient mais ce qu’elle implique : la prise de conscience individuelle préalable de chacun. Certes, il ne faut pas attendre une implication de tous sur tout, on se contentera largement d’une implication sur les grands points de politique et sur les domaines de motivation propres à chacun.


Aussi tant pour ceux qui sont friands de ce type de proposition que pour ceux qui y sont viscéralement opposés1 l’objectif est de vérifier la viabilité de cette utopie par la réflexion, la discussion et la controverse.


Dans le cadre de cette utopie, certaines professions sont remises en cause soit pour certaines modalités, soit en totalité. Pour les professionnels concernés, l'important est de garder son calme, un esprit critique et une ouverture d'esprit qui permettent d'analyser le texte et rien que le texte. Même si le génocide professionnel n’est pas référencé explicitement dans la déclaration des droits de l’homme, il est confirmé, ici et maintenant, son exclusion de la méthode de résolution des problèmes.



Petits avertissements préalables.


La difficulté de la simplicité.


L'inconvénient des documents courts, c'est que les termes employés peuvent tous être plus ou moins porteurs de conotations qui demanderaient trop de temps (de texte) pour en ôter l'ambiguité (sans parler des termes polysémiques). Il se peut même que cette conotation soit passée inaperçue à l'auteur ce qui est d'autant plus gênant lorsqu'elle peut avoir un sens agressif vis à vis du lecteur, ou bien contraire à l'énonciation en cours.

Aussi il faut toujours garder à l'esprit le fait que cet ouvrage se veut avant tout : « constructif et ouvert » et donc il faut éviter de lire entre les lignes.



Un état d'esprit nécessaire pour entrer dans les controverses de torreDerivante.


L'existence d'un tel projet va de pair avec un effort individuel de réflexion sur soi pour maintenir un niveau adéquat de créativité, de critique, de disponibilité.

Il va aussi de pair avec un effort de participation au débat collectif, au moins sur les points pour lesquels on se sent concerné.

Cet état d'esprit n'étant pas inné, surtout dans la persévérance, c'est dans une longue démarche que chacun s'engage, teste des méthodes, apprend à structurer sa pensée, à participer à la controverse.



Sommaire.


Introduction. 5

Blocage et saturation. 7

Idéologie. 10

Féodalisme… et alternative. 14

Art et sciences. 18

Utopie et difficultés immédiates. 21

Capital. 23

Théorie des arrêtes. (Petite pause métaphysique) 25

Révolution, révolution individuelle avant tout. 27

Droit à la parole. 30

Choix hurlants. 34

Fonctions sociétales. 36

Des pistes. 37

Des pistes... sur la face obscure de la société. 48

Les rôles inutiles et les rôles nouveaux. 51

Il est temps de déposer le bateau de papier sur les flots. 61


Introduction.

Lorsqu’il fut introduit,

Il vit que c’était bon.

(les règles de la rhétorique chiouahouase,

VI siècle avant Fulbert)


Cet ouvrage « Fraternité à la dérive, Le commentaire de torreDerivante.org » va de pair avec «  le registre des controverses de torrederivante » hébergée sur torreDerivante.org, il est l’un des manuels de référence.


(voir également "le registre des controverses de torreDerivante, la structure" et "le registre des controverses de torreDerivante, mode d’emploi").


Ce document exprime un mode de vie tout en rassemblant les idées à l’origine du "registre des controverses de torreDerivante", support de référence des opinions et des constatations.


Le principe de base est la participation de tous :


On pose comme principe de libre-choix que tout un chacun a la liberté de s’engager ou non dans un processus décisionnel. C’est à dire que si un groupe veut réfléchir sur l’opportunité d’investir tel sujet (par exemple : le libéralisme social) il appartient à chacun de participer ou non à cette réflexion et à la rédaction des propositions qui en résulteraient.

Par contre on pose comme principe corrélatif au principe de libre-choix que toute décision entraînant un coût énergétique devra être validée par la société. Soit par anticipation (par exemple lorsque tel groupe a déjà fait valider un programme d’étude dans une fourchette de budget qui prend en charge ce coût « estimé » au moment du vote) ou au coup par coup (par exemple pour augmenter l’enveloppe d’un programme d’étude ou pour valider la fabrication d’un objet).




Blocage et saturation.


Tous voulurent monter à bord de l’Armarium, et l’Armarium sombra…

(le Livre du Protozoaire)


Il faut bien être conscient que le premier écueil, lorsqu’on veut faire dialoguer un groupe de personnes issues de milieux disparates, c'est le blocage de la conversation. Alors, donner la parole à une société entière !… Nous voici effectivement devant une tâche peu commune.


Le blocage se produit par des phénomènes classiques de communication -- un émetteur qui pense une idée, l’exprime différemment par maladresse, un canal de communication qui peut perturber la transmission du signal et un récepteur qui reçoit une idée assez éloignée de ce que pensait l’émetteur et l’interprète encore différemment --.





On peut aussi avoir un blocage par un refus de compréhension, qui évite à moindre frais de reconnaître son erreur ou sa susceptibilité sur tel sujet. On peut se trouver face à un blocage par mauvaise interprétation ou mauvaise utilisation du vocabulaire, etc.


Bien sûr, on pourrait limiter les discussions à des groupes homogènes et harmonieux -- la "confrérie du libéralisme social" -- Une discussion qui limite ses membres aux gens foncièrement en accord avec quelques idées de fond ne bloquera pas. Mais son intérêt restera limité aux questions de fond qui lient cette communauté, le fruit de cette discussion sera partiel.


De même que l’on a des blocages négatifs -- en gros pour refuser qu’une explication lève les difficultés d’éclaircissement d’une question qui fait problème -- on peut rencontrer des phénomènes plus agressifs tels que la saturation de l’espace de communication. Saturation qui peut toutefois être involontaire lorsque l’on a affaire à un bavard.


Les conversations étant limitées dans le temps, un groupe de discussion va être confronté à la phase d’achèvement. Il semble admis qu’une réunion doive se terminer positivement soit avec une amorce de solution, soit en ayant énoncé tous les éléments d’un problème. Or, moins une réflexion a de chance d’aboutir, plus la passion va envenimer le débat à partir d’un certain moment, moment variable selon les individus, moment où ils prennent conscience de la difficulté d’aboutir justement. Cette variabilité dans le groupe va encore aggraver le déroulement de la réflexion puisque le premier participant qui basculera dans cette attitude va freiner le groupe et la fin de la discussion ira en empirant au fur et à mesure qu’il y aura de plus en plus de participants qui auront basculé dans le passionnel.


Pour éviter ces problèmes, le registre est ouverte à tous, tout le temps. Cela veut dire que la réflexion n’a pas un début et une fin : elle est permanente. Ce qui n’empêche pas de s’exprimer attentivement puisque tout est consigné et pourra se retourner contre son auteur s’il s’avère que c’est une bourde ou un mensonge éhonté.


Des outils d'évitement du blocage de la conversation sont intrinsèques à l'outil :


1. Le principe du lecteur2 est déjà en soi une assistance à l’expression et à l’écriture puisque le lecteur va demander de reformuler une expression trop floue ou contradictoire en elle-même et pourra offrir un service de re-formulation3.


2. La définition des méthodes de blocage est incluse dans le registre. Ce qui permettra à un lecteur d’y référer rapidement le motif d’un rejet dans l’expression des idées ou d'exprimer à un novice ce qui lui est reproché par un sigle du type RTFM4.


3. La nature de l'outil de gestion du registre assure :

3.a. La déconnexion de l'agressivité "immédiate" ou de la mauvaise formulation (phrase ambiguë, voire fausse par rapport à la volonté de l'émetteur)

3.b. Le temps n’est pas limité pour répondre à un argument

3.c. La prise en compte de toutes les expressions

3.d. La position inexpugnable des idées dans les supports du registre.


4. La mise à l’écart des textes refusés fait qu’ils restent accessibles. Il est notamment inutile de répéter à l’infini une formulation rejetée.


Il reste à préciser, pour ceux qui ne l’auraient pas remarqué, qu’un obstacle majeur à l’évitement du blocage est l’absence d’expression.



Idéologie.


Qui êtes-vous ? Vous qui passez sans me voir, sans même me dire bonsoir…


On peut concevoir les idéologies comme appartenant à l’un des deux ordres suivants :


L'ordre de l'habillage d'un pouvoir.

L'ordre de la théorie.


1. Idéologie habillage d'un pouvoir.

Au début est le pouvoir.

Un pouvoir peut s'appuyer sur des objectifs. (programme commun, livre, structure de validation des titres universitaires)

Mais avant tout, un pouvoir se traduit dans les quatre thèmes suivants :

la prise en main du gouvernail (ou de la passerelle du navire)

la constitution d'une réserve de puissance (argent, milice, propagande)

la jouissance de cette position (cf le détournement de l'art in artETscience)

la continuité posthume de son initiateur (qui peut être un groupe)

Et surtout un pouvoir n’affiche pas ces aspects de sa dynamique quotidienne.

Un pouvoir communique des objectifs. Ses objectifs masquent son quotidien.

La société est comme une foule qui va à travers la campagne, les objectifs du pouvoir constituent les étapes avouables pour mener la foule des citoyens quitte à bifurquer avant d’atteindre l’étape vers une nouvelle étape justifiable. Et la foule se laisse mener sans se douter qu’elle reste dans l’ornière sans fin de la fuite de ses responsabilités.

Un pouvoir utilisera une idéologie-théorie aussi partielle dans sa structure que détaillée dans les détails de fioriture pour asseoir ses objectifs ou les habiller d'une aura indiscutable. C’est l’idéologie habillage du pouvoir.


2. Idéologie théorie.

Il s'agit là d'une pure réflexion sur les avenirs possibles des êtres humains.

L'idéologie-théorie est la formalisation d’une hypothèse de vie sociale, ou bien les concepts qui sous-tendent les comportements.



C’est dans l’idéologie-théorie que se répand ce document.


Pas question de pouvoir, de mouvement, de lobby.

Pas de révolution à la serpette, le fruit tombera bien tout seul de lui-même pour ensemencer généreusement autour de lui. A condition de mûrir loin des obscurantismes qui ne laissent de leurs civilisations que les traces de fruits inféconds.


La seule visée de cette idéologie est une évolution sans frein de l’expression de l'être humain selon ce qui est dit dans « art&science » ci-dessous.


Le but de la société est d'offrir les meilleures conditions à tout un chacun laissé libre d'apporter le meilleur de lui-même là où il excelle mais aussi là où résident les nécessités de la société.

Chacun n'est plus contraint d'apporter une anonyme quantité de travail qui s’agglutine au gigantesque PIB mis en pièces par quelques uns.


Cette idéologie n'est pas exempte des pires excès, notamment si elle est peu discutée. (cf blocage d'une discussion).


A partir du moment où cette idéologie aura été beaucoup discutée, si elle tient toujours, il est évident que tout pouvoir manipulateur sera impossible. La société des êtres humains saura maîtriser sa destinée sans que la notion de pouvoir soit nécessaire.


Une élaboration permanente des décisions auxquelles quiconque veut prendre part est possible par les moyens techniques actuels.

Cependant deux écueils sont possibles :

ne pas prendre part à la décision par refus ou abstention,

prendre part à la décision de façon inintelligente.

Autant le premier cas n’est pas à craindre car il ne perturbe pas le choix politique. Autant le second cas posera un problème à la société qui devra mettre au point des protocoles clairs.


L’idéologie ébauchée ici ne fait aucune référence explicite aux vieilles idées politiques porteuses de tout et de leur contraire :  communisme, anarchisme, libéralisme, écologie… selon que l’on aura à faire à un docteur de la loi, un gourou de l’une ou l’autre.

Par contre elle n'exclut surtout pas l’apport historique de ces expériences.


Le socle de cette idéologie est la fraternité et tout ce qui en découle.


Lorsque le terme de fraternité est utilisé, ce n'et pas en référence aux exemples donnés par ces fratries biologiques qui se déchirent sous les menées de parents indignes ou immatures, ou encore dans des partages « sanglants » d’héritage, ou bien qui ont une vie d’ignorance mutuelle, de dédain ou de haine.


De même, à l'inverse, c'est une fraternité qui se tient à distance de ces relations humaines fusionnelles qui en viennent à ignorer le monde qui les entoure.


Mais rappelons-nous que nous sommes poussières d’étoiles, cousins de bananes et de mulots, et peut-être, pour le malheur de nombreuses espèces dont la notre, pères d’objets à intelligence artificielle5.



Comment se respecter sans respecter son frère. Respecter son frère c’est le laisser libre, le traiter sur un pied d’égalité, lui transmettre ce que l’on a appris, lui porter secours lorsqu’il est dans la difficulté, ne pas gaspiller les ressources de la terre de ses enfants, et attendre de lui qu’il se respecte.


(one more time , pour les féministes et les machos qui n’auraient pas bien compris)


Comment se respecter sans respecter sa sœur. Respecter sa sœur c’est la laisser libre, la traiter sur un pied d’égalité, lui transmettre ce que l’on a appris, lui porter secours lorsqu’elle est dans la difficulté, ne pas gaspiller les ressources de la terre de ses enfants, et attendre d’elle qu’elle se respecte.


Féodalisme… et alternative.


Je mettrai tous mes atours ce soir pour m’en aller voir mon mignon. Et s’il ne veut pas de ma rapière je lui peyterai la gueule à coups de poulaine…

(Marcel de la Peytaudière, Roman de la ciboulette)


Le pouvoir est toujours identique à lui-même. Depuis la nuit des temps il s’exprime par la suprématie de quelques uns sur les autres dans l’un des domaines traditionnels du pouvoir et dont la primauté évolue historiquement ou géographiquement. Ces domaines du pouvoir sont :


Une des caractéristiques d’une population est la nature de sa cohésion : aux deux extrêmes on a d’un côté une population homogène, solidaire, sereine et à l'opposé une population cloisonée, non communicante et inquiète. Le pouvoir, matérialisé entre autre par un système hiérarchique plus ou moins étendu, est le remplissage du vide laissé par l’absence d’autonomie de cet être qu’est la population. Le féodalisme est le paroxysme du pouvoir. Le féodalisme peut indifféremment s'appliquer à un pouvoir militaro-policier, économique, religieux, etc., mais l'un doit dominer.


Caractéristiques :

Autorité sur un territoire et sur sa communauté (droit de vie et de mort).

Capacité de battre monnaie (parier que la planche à billet sera honorée économiquement, partir en guerre pour faire taire les créanciers, blanchir de l'argent sale).

Etablir lois et coutumes (la coutume traduit la pratique de la multitude).

Lever une armée.

Trasmettre l'autorité par héritage.


Avant le féodalisme, rien ne nous empêche de penser que -- dans certaines places -- le tribalisme a été le conflit entre l'évolution autoritaire vers cet état féodal et une évolution erratique à travers la palabre vers un état jamais atteint d’humanisme.


Après l’apparition du féodalisme, la civilisation s'est drapée dans des lambeaux qu'elle arrachait à des idéologies-théories (cf idéologie) pour masquer la sauvagerie et l'égoïsme sans issue de ce type de pouvoir. Au-delà d'une certaine étendue spatiale l'autorité n'est plus directe, le pouvoir partage avec des pouvoirs locaux auxquels il impose des règles empêchant toute autonomie féodale.

Toute entité de pouvoir n'a de cesse que de retourner à l'état féodal.


Changement de principes : l’annonce d’une révolution.


1. Le principe d’in-gouvernabilité est posé :

Les êtres humains ne peuvent pas être dirigés si ensemble ils se dirigent.


Qui ne connaît pas de situation dans la vie où il est impératif de mentir (ne serait-ce que par omission). Qui respecte toutes les lois de A à Z ? (qui les connaît toutes ?).

Nous sommes emprisonnés dans un carcan de contradictions d'autant plus difficiles à combattre qu'elles sont le fruit d'une longue évolution d'arguties, d'empilement de textes touffus et de groupes de pression aussi anonymes que puissants.


En fait si le système actuel tient c’est qu’il est bâti :


Pour mettre fin à cet état de fait, les citoyens devront décider de consacrer de leur temps à la stratégie qu'ils se seront choisis.


2. Le principe de palabre est rétabli.


D’où l’utilité d'outils comme le registre des controverses de torreDerivante pour conserver les traces de ce qui a été dit et comment l’évolution s’est faite. Et ainsi éviter une redite éternelle (si ce n’est dans le processus éducatif).


Il est cependant des conditions où la palabre ne peut s’exercer.


Ce sont toutes les situations d’urgence.


Dans certaines situations la société suit des consignes qu'elle a elle même discutées et validées. (exemple : plan de sauvetage)


Dans d'autres situations elle peut même s'en remettre au hasard de la décision d'un seul homme (expert ou sage) lorsque le temps n'est plus disponible pour mener une discussion (exemple : invasion, catastrophe).


Un des objectifs de la « société » est de réduire au strict minimum ces situations.





Le syndrome du « retour en arrière » :

En l'absence de situations discutées, il ne peut y avoir que le retour du pouvoir...

Un des objectifs fondamentaux du pouvoir est de nier (et de combattre) la capacité de la société à se gérer elle-même.


Il est hors de question de laisser des hiérarchies se restaurer dans cette nouvelle structure. Pas plus que des syndicats, des confréries, ou d’autres groupuscules de lobbysmes ne doivent se reconstituer (ou se revêtir d’une peau de mouton). Notamment il est répété ici ce qui a été évoqué ci-dessus dans l’exposé des blocages : l’appartenance à la sphère de compétence ne donne pas droit à un quelconque pouvoir de droit divin. Il revient aux « Connoysseurs » d’exposer avec pédagogie leur connaissance pour que tout un chacun puisse comprendre ou déléguer jusqu’à la traduction concrète des conséquences finales de sa délégation (exemple : on peut déléguer à des chercheurs en physique nucléaire leur rôle de chercheur jusqu’au point où leur connaissance se traduira par quelque chose qui sera compréhensible par tous -- ou presque-- et où chacun reprendra son libre arbitre pour confirmer par exemple s’il faut (pour mettre fin à un conflit armé) détruire deux fois de suite 120.000 citadins (femmes et enfants compris) sachant que les consuls de ces citadins ont déjà pris rang pour abdiquer).


Art et sciences.

Laissez les carpes et les lapins mener leur vie.

(slogan de l'association contre la fédération des chacheurs et des pêsseurs réunis).




L'art et les sciences sont les deux principales activités individuelles de la société. Aucune limite de pratique n'est fixée hormis la consommation de ressources : la gestion des outils et produits utilisés est validée par la société.




L'art comprend les arts traditionnels, mais également la pratique portée à l'excellence de toute activité (que ce soit un métier, un sport, un violon d’Ingres...).




Détournement de l’art :


L'art n'est détourné ni en production d'objets financiers, ni en signes de lieu de pouvoir.



L'art et les sciences ne sont pas réservés à une caste. Tous les artistes et les scientifiques n'en sont pas pour autant obligés de faire oeuvre de pédagogie ou de vulgarisation. Par contre il revient à la société d'en favoriser les conditions de faisabilité.


La possession de biens de production ne doit plus être la panacée. La sensibilisation de tout un chacun se traduit par la participation à la production d'objets d'art (traditionnels ou artisanaux) ou de "produits" scientifiques (vulgarisation--coproduction artistes-scientifiques--, stages).


La valeur d’une oeuvre d’art réside dans le temps qui lui a été consacré, ainsi que dans les objets dont elle est la filiation… pour en prendre conscience, pour la concevoir et pour la réaliser.


Il faut être conscient que ce domaine est enjeu de pouvoir.


Quel domaine artistique, quel domaine scientifique aura la suprématie ? Les financements privilégiés ? Quelle corporation aura les honneurs et les avantages en nature en conséquence ?


La manifestation de ces signes de pouvoir consacrera l’échec de ce projet.


Là encore les négociations sociales vont être confrontées aux ébauches de valeurs des uns ou des autres et à des idées aussi fantasques que ruineuses ou dogmatiques et stérilisantes.


Le loisir et la détente (et le repos) sont le troisième type d'activité de l'homme et le niveau minimum de pratique est surveillé par la « société ».


Le rôle est essentiellement de rupture entre deux activités (repos physique et mental).


Le terme surveillance recouvre le contrôle des pratiques effectives qui échoit à la société. Ce qui ne va pas à l’encontre de la décision individuelle de prendre ou non du repos mais en tout cas la société devra veiller aux attitudes paternalistes néfastes qui vont du « don de soi à la collectivité » à l’esclavagisme plus ou moins volontaire.




Vie privée.

La métaphysique, la spiritualité, la religiosité, le banditisme, la vie familiale et sociale, la maladie, les sectes et la fainéantise sont du ressort de l'individu. Ce qui n'empêche pas la société de réfléchir à ces thèmes.


Ce quatrième type d'activité humaine est de la responsabilité de l'individu tout comme la quantité de consommation de produits et de services. Ce qui n'empêche pas la société d'en avoir connaissance, au niveau statistique, et au besoin de lancer des avertissements de dérives.




Utopie et difficultés immédiates.


-Sire ! Vos serfs demandent à être affranchis.

-Faites donner la garde ! Franchement !


L'utopie d'un projet altruiste ne va pas sans la conscience des difficultés qui vont se mettre rapidement en travers de son chemin.


1. A commencer par les individus à l'encontre de qui ce projet va, ou semble aller.


Sont concernés :

_ceux qui possèdent,

_ceux qui ont le pouvoir (autorité, reconnaissance du savoir, financier,...),

_ceux qui résident à l'étranger mais qui ont des intérêts locaux,

mais aussi :

_ceux qui sont les mercenaires des précédents,

_ceux qui risquent le peu qui fait la différence avec ceux qui sont en-dessous (dans la hiérarchie sociale)... sans être sûrs de la viabilité du nouveau système,





2. Les individus qui auront de la difficulté à comprendre les enjeux :


_ceux qui ne peuvent pas comprendre ce qui est proposé,

_sans aller jusque là, les gens à qui il faudra expliquer beaucoup plus en détail,

_les gens qui sont dans des problèmes financiers, psychologiques, sociaux, etc. immédiats tels qu'ils ne sont pas disponibles à la réflexion de groupe

_les gens qui ont peur de toute relation sociale (agoraphobie) ou simplement d'une discussion contradictoire forte...

mais encore :

_ceux qui pourraient se comporter comme un singe à qui on donne un révolver

_alcooliques, drogués en phase dépressive ou "gourmande",

_fous-furieux, séniles...

_détraqués mentaux (sadiques, "machisme paroxystique",...)


Il serait important de préparer l’implication de ces populations.




Capital.


SSR-LTH (Le Tissus Humain)

Société Sans Responsabilité

Capital 650 esclaves



Le capital d'une société est constitué de :


_ses ressources naturelles,

minerais, qualité du paysage et de son urbanisme (l'aspect artistique et l'aspect fonctionnel), facilités de transport et de communication,


_ses ressources humaines,

quantité et qualité de main d'oeuvre (au sens large), capacité de recherche, réseaux humains, capacité agricole, industrielle et de service, intelligentsia et citoyens sur la même longueur d'onde,


_ses ressources financières,

capacité d'investissement, compétences de gestionnaire


_ses capacités à défendre sa spécificité,

défense nationale (noyau "officiel" sur des équipements de haute technologie ou à contrainte de présence forte, brouillard de "minute men" anonymes sur l'ensemble du territoire), contacts internationaux, réseau international de communautés alignées sur les mêmes principes, accès aux matières premières manquant sur le sol national,


_ses capacités à résoudre ses contradictions internes,

forces dites "contre-révolutionnaires" (pouvoirs anciens détrônés), pouvoirs potentiels contrariés, citoyens mentalement déficients, théorie contradictoire solidement ancrée dans les esprits,


Si la fuite des capitaux de la finance est un phénomène préoccupant, il n’est pas le couperet qui mettra fin à une expérience bien préparée.




T


héorie des arrêtes.
(Petite pause métaphysique)


La théorie des arrêtes est la suivante :



L'homme est doté d'ubiquité sur une surface constituée d'arrêtes.

Il avance sur chacune de ces arrêtes : simultanément ou non (parfois parce qu'il n'en exprime pas le besoin, parfois parce qu'il ne lui est pas possible d'avancer simultanément sur chaque arrête).


Il peut décider qu'il est mieux pour lui d'avancer sur l'une des pentes d'une arrête. Il peut ainsi descendre vers l'un des thalwegs de son arrête, jusqu'à une profondeur abyssale.


Le fait d'avancer sur une arrête (ou sur l'un de ses flancs) peut l'entraîner à descendre malgré lui (comme sur une surface huileuse) sur le flanc d'une autre arrête.


Il peut arriver que descendu dans le gouffre (au fond d'un tahlweg) d'une arrête, il ressurgisse d'un autre gouffre. (et oui ce n’est pas très logique tout ça… mais c’est la règle, ça ne se discute pas !)


Il se peut que l'arrête n'ait pas de flanc, c'est alors une corde dans le vide.




Départ du jeu : L'homme part du pôle sud d'une sphère ... à sa naissance.





1ère variante :

Soit l'homme arrive par toutes les arrêtes à la fois au pôle Nord de cette sphère, soit il reste disséminé sur toute la sphère et dans ses gouffres ... à sa mort.

Celui qui arrive au pôle Nord par toutes les arrêtes à la fois est un homme accompli.


2ème variante :

La sphère se referme lorsqu'il s'approche de sa mort.

Celui qui a une belle grande sphère régulière est un homme heureux.

Celui qui a une "pomme de terre" toute bosselée et atrophiée a besoin de beaucoup de réconfort.




Explication de l'énigme :

La sphère est le champ des activités physiques et mentales de l'homme.

L'arrête est la position d'équilibre de cette activité, les flancs constituent les "options" individuelles (laxisme/intégrisme, ex: sur l'arrête du goût il y a le flanc de la gourmandise et le flanc de l'ascétisme).

Il est possible que ce que l'on appelle le nirvana, la béatitude, etc, soit l'état de ceux qui avancent sur toutes les arrêtes à la fois quoiqu'ils fassent dans la réalité c'est à dire ceux qui ont parcouru une sphère parfaite.




Révolution, révolution individuelle avant tout.


Lorsque le Grand Enonciateur a dit qu'on allait dans le mur, qu'il fallait radicalement changer de cap, tout de suite j'ai approuvé bruyamment et j'ai réagi ostensiblement.

Lentement j'ai fait un trois cent soixante degré...

et puis j'ai continué mon chemin.

Comme si de rien n'était...

Management hypertangentiel.



Un individu doit être fier de son activité quotidienne, sinon il encourt de grands risques d’aller au devant de problèmes psychologiques.

Isolé dans la société, il recherche chez ses congénères un confortement de cette activité.

Il est friand, pour sa gouverne, de certitude politique, de vérité scientifique, d'opinion favorable.

Malheureusement cette attitude rétrograde le maintiendra dans un chaos permanent.


Les difficultés proviennent de deux sources :


1. la conception de la personnalité de soi bâtie sur l’attente de la société,

2. l'appartenance à divers groupes sociaux (quartier, profession, relations, loisirs).


Revenons sur le premier point.


Aujourd'hui, la société n’attend rien de nous.


La société raisonne en termes statistiques (PNB, % de chômeurs, quota). L’individu lui est étranger et c’est un bien, c’est ce qui permet un traitement identique à chacun.


Il est difficile de revenir sur cette erreur : on a toujours cru que l'on attendait de nous tel acte ou telle attitude .


Ce serait reconnaître notre manque de clairvoyance à la fois quant à l'influence de notre environnement et quant à notre capacité de bâtir des systèmes complètement absurdes.


La capacité à bâtir des absurdités vient renforcer les certitudes de notre personnalité telle que nous l'avons forgée.


Or, ce n'est que lorsque nous nous introduisons dans des groupes sociaux radicalement différents qu'il nous sera possible de nous remettre en question face à de nouvelles perceptions de la réalité qui entrent en conflit avec nos certitudes anciennes.


Pour douter il ne faut surtout pas remiser son bon sens et son libre-arbitre12. Mettre le doute, et l’écoute qui va de pair, au service de la discussion avec son entourage… Et nous voilà prêts pour entamer un grand projet.


La révolution ne pourra être effective qu'avec cette première étape : la prise de conscience individuelle de la nécessité de participation au débat.


Une fois cette révolution entamée on peut entreprendre une réflexion alternative sur une révolution sociale basée sur les cinq principes fondamentaux suivants:


la première fonction de l'économie est d'assurer une vie décente aux êtres humains (alimentation, habillement, logement, transport, énergie et services associés), (1.principe de décence)


le surplus de temps est consacré :


-au repos et aux loisirs « détente » , (2.principe de récupération physiologique)


-aux activités artistiques et scientifiques, ces activités produisent les moteurs de l’évolution psychique et de l’évolution physique de la société, (3.principe d’expression)


-aux voyages qui forment la jeunesse, (4.principe de rencontre)


à l'activité politique, cette activité formalise l’évolution de la société en donnant des pistes et en établissant des bilans, (5.principe de vie sociale).


Le dialogue est inutile avec une personne qui refuse plus ou moins consciemment le fait qu'elle pourrait être dans l'erreur.


Face à une personne incapable de douter, il faut pratiquer le judo verbal : écouter la personne sans argumenter, soit en écoutant poliment son discours, soit en lui demandant sur quoi elle s'appuie pour énoncer ce qu'elle vient de dire. Lorsqu'elle énonce une vérité première absurde faites-le lui remarquer.

; -) (c'est la chute).




Droit à la parole.


Article 124-2. tout citoyen aura droit à quinze minutes de discours du Grand Muletier, chaque jour.

Convention Cantonale.


Dans une société, les "politiques" et les intellectuels vont facilement monopoliser la parole (l'écrit ou le multimédia).


On ne peut leur en vouloir, ça a toujours été la justification de leur existence.



Les intellectuels ont une vue aigue dans un domaine étroit (le leur), chronologiquement depuis une perspective historique jusqu'à des hypothèses avant-gardistes en passant par l'expertise sur l'actualité (toujours de leur domaine).


Les politiques ont davantage une vue généraliste qui leur permet de trouver des slogans et d'argumenter au mieux sans noyer leurs électeurs.



Les media par facilité se limitent à recueillir leur communication pré-digérée. Il existe de trop rares documentaires sur la France "d'en bas". Les émissions avec des invités témoins sont menés sur un rythme allègre enchaînant séquences du terrain, jingles, interviews et direct plateau en un temps trop court pour être autre chose qu'un tour d'horizon succinct.


On a vite une confusion entre autorité et pouvoir.


Le citoyen de base est confronté au quotidien. Il voit (pour ne pas dire « il subit ») la traduction des théories, des choix politiques, sur ses conditions de vie et sur ses activités.


Il n'a malheureusement guère l'oreille des décideurs et des théoriciens.


Il a également de la peine à situer la cause de ses contraintes quotidiennes inutiles, ou à proposer des alternatives concrètes.


Bien sûr le citoyen de base devra apprendre à écouter, à douter de lui-même, à se pondérer également pour que sa participation soit agréable et attendue.


On devra lui faciliter la tâche pour trouver le lieu et le mode d'expression qui lui convient (avec une aide "de formulation" éventuellement) selon le thème sur lequel il ressent confusément une idée à formuler.



Avec les réseaux informatiques, des outils nouveaux sont apparus qui permettent de relier les hommes de toutes conditions : les forums internet.


Le forum n'est pas beaucoup mieux qu'un bar. Un thread (fil de conversation) de quelques trolleurs (émetteurs de trolls : propos incendiaires ou absurdes) va vite bloquer la participation (ne serait-ce que de lecture) par saturation.


Comme un bar, il y a un bruit de fond (quand ce n'est pas que ça) généré par les grandes gueules et aussi les experts qui n'ont pas trouvé écho auprès des média ou de leur corporation.


De plus, aucune trace n'est gardée, ou alors dans des archives "brutes de décoffrage", c'est à dire telle que la conversation a eu lieu : avec les redites, les digressions, les insultes, etc. Et généralement, pour conclusion, restent les brûlots d'une fin de guerre enflammée, aux arguments sans grande valeur...




Le citoyen de base aurait malheureusement des contributions à apporter si la société voulait lui concéder plus qu'une boîte à idées, un cahier de doléances ou un médiateur...


Peu importe si ce n'est qu'une idée dans toute sa vie... Car ça fait déjà 20 Millions d'idées de perdues par génération.


Et peu importe si c'est une idée d'application technique, de recette de cuisine ou d'une image artistique... La politique a besoin de s'exprimer dans un environnement agréable !



Pour s’exprimer il faut savoir un minimum, bientôt il sera possible de télécharger un film en quelques secondes, ce serait dommage de ne pas avoir un fond de documentaires et d'émissions permettant au citoyen de base de se mettre à niveau à son rythme sur le sujet qui le motive et aussi sur les grands choix de société qui se présentent régulièrement.


Tout cela avec différents niveaux d'entrée (débutant, connaisseur et expert) et -selon le thème- sur différentes modalités pédagogiques (humour, sérieux, sensationnel, inclus dans un film, une pièce de théâtre, etc).


Ce n’est pas si mal de mêler la réflexion avec de grandes respirations de séquences d’humour ou avec une illustration artistique.



Choix hurlants.


Au petit jour le hurlement de la tempête était à son paroxysme, le capitaine hurlait de jeter l'ancre en mimant un geste de haut en bas des deux bras, un groupe de matelots hurlaient leur douleur, les jambes coincées par des tonneaux, un mousse disparut dans une lame qui balaya le pont et les falaises de la côte se dressaient de plus en plus hautes...

Contes de l'amphithéatre, Acte III, Scène IV.


Là est le nœud gordien du problème :


La communauté saura-t-elle faire des choix dans le calme ?


Car tout de suite va se manifester la formidable inertie de la trajectoire du navire, tout de suite il faudra prendre des décisions pour éviter les hauts fonds, les rochers, la tempête qui se forme à l'horizon... Avant de savoir s'il faut repeindre les cabines du troisième pont en rose ou en brun.


Ne pas se faire d’illusion sur des politesses altruistes. La révolution c’est la force du don mais avec la présentation des bilans réels.

Les luttes de pouvoir vont se manifester, mêlées à l'expression des besoins vitaux, des besoins décisifs pour le futur et des besoins subtilement grimés de caractéristiques d'obligations mais sans doute beaucoup plus hystériques que sensés.


Il faudra échelonner les réalisations en fonction des moyens. Accorder tout autant aux contrées dépourvues de brillants sujets sachant exposer leurs problèmes (surtout dans les premiers temps, car si ce projet de société fonctionne efficacement, cette inquiétude ne devrait plus avoir lieu d’être).


L'information à 100 % et la patience dans les débats sont les qualités à atteindre.



Fonctions sociétales.


(le baron) Mon valet a des besoins vitaux : ils sont simples et vite définis. Ma baronnie a des besoins vitaux : ils prennent en compte le bien-être minimal de mes serfs ainsi que les répercussions sur mes terres. Enfin il y a les besoins de ma famille.

(le bouffon) Baron, votre imagination et votre mauvaise foi suffisent à vider vos caisses...

« La Baronnie de VilleNouvelle » Acte II Scène 4 (seynette du IX° siècle auteur inconnu)


La société définit les fonctions nécessaires et suffisantes à son quotidien ainsi que leurs modalités d'exercice. (intendance, hébergement et lieux de vie, transport, salubrité, éducation, santé, justice, sécurité, confort, communication, production, stockage)

La définition et la surveillance de la participation des individus à ces fonctions est du ressort de la société.

Ces lieux de travail pour la collectivité ne doivent être ni des corvées, ni des bagnes, ni des lupanars, ni des foires d’empoigne… A la société encore de définir les conditions d’exercice de ces fonctions. Beaucoup de collectivités agricoles anciennes savaient organiser les activités équilibrées de production et de distraction…


Tous fonctionnaires ! … Sauf que ça n'a rien à voir avec les fonctionnaires actuels...




Des pistes.


Après les épreuves de la rivière et de la coulée de lave, c'est dans le glissement de terrain sous la tempête de neige qu'elle avait définitivement perdu les traces. Rude journée...



Urbanisme collectif avec une possibilité nouvelle : les modules transportables.


Examinons un urbanisme en bande, il présente diverses possibilités d'implantation (déroulé autour d'un parc, en couche juxtaposées pour constituer une zone particulièrement dense qui reprendrait le principe des villages et centres villes anciens, en crête de colline, etc), avec une bonne isolation phonique entre chaque logement, des quartiers plus ou moins bruyants (là encore la société devra parvenir à définir ses contraintes, par exemple : permettre par un moyen ou un autre à ses musiciens de fanfare de jouer chez eux ou à proximité).



Pour donner un exemple.

Soit deux parcelles de 750 m² (2x10mx35m de part et d’autre d’une voirie moyenne de 5m de large pour tenir compte des carrefours et autres aménagements publics, sachant qu'on peut concevoir un urbanisme avec des venelles de 2m -et les parcelles desservies, si les venelles sont longues, par divers dispositifs : une rue et une place intérieure, une voie souterraine, etc. - ou un urbanisme avec des voies engazonées ou pavées de 8m de large.

Il faut 12,5 ha pour 1000 habitants (en mettant trois habitants en moyenne par logement).

Soit pour 60 millions d’habitants : 7.500 km² (soit encore 1,35 % du territoire national).


Cette superficie peut-être choisie d’emblée sur des sites intéressants (vue panoramique, sols non agricoles, à l’orée de forêts ou au contraire hors de distance de propagation de feu de forêt, vallées protégées, en dessous d’un château d’eau naturel, au-dessus d’une zone d’épandage, à un carrefour géographique, etc. en fonction de contraintes ou, au contraire, de liberté environnementales).


Modules transportables.

La mobilité géographique est une chose, les contraintes immobilières en sont une autre. Pour associer les deux, on pourrait affiner une idée de modules d’habitation légers, isolés, équipés, transportables et associables (par des couloirs ou des escaliers). Ces modules seraient « glissés » dans des structures à deux niveaux assurant :

la rigidité de l’ensemble,

la protection extérieure,

les points d’accès eau-gaz-électricité-télécommunications.

Ce sont des sortes de cartouchières à modules d’habitation.

Selon sa taille, une famille itinérante aurait un, deux, trois, quatre,… modules.

La collectivité n’investirait plus dans des programmes de n logements collectifs à la taille figée mais dans des supports de modules qui représenteraient un certain pourcentage de l'urbanisme.


Foncier nationalisé.


Ceci implique le gel au temps t des propriétés foncières. En fait il s’agit de geler au maximum les 1,35% du territoire national nécessaire au projet précédent, plus la superficie nécessaire aux projets d’utilité publique. Soit un budget de 30 Milliards d’€. Ce qui est négligeable sur une très longue période.


Un programme de libération des sols urbanisés (mal urbanisés) pourrait-être établi.


Les membres de la société impliqués dans l’agriculture pourraient s’en inspirer pour gérer en commun, ce qui leur permettrait d’avoir une meilleur qualité de vie en mettant au point leur protocole d’exploitation pour permettre la supervision de l’ensemble par le minimum d’entre eux selon les périodes, de prendre en charge la formation de stagiaires de toutes sortes (formation professionnelle, découverte de la nature des jeunes, service civil national,…), de s’engager pleinement dans la distribution ou la transformation de leurs produits, de demander l’appui d’experts en environnement, en biologie,...


Transport collectif (gestion distribuée)


Service unique (marchandises et voyageurs) 24h/24, 7j/7.

Pour simplifier la gestion du système on peut prévoir avantageusement :

la participation des « clients » qui préciserons les demandes régulières, avec l'attribution de bonus en échange de décalages négociés, et aussi des bonus de ponctualité ou des malus de retard.


La participation de la « société » qui autorisera les écarts d’horaires pour les participants aux fonctions sociétales.


Le système de réservation est conçu pour un transport de porte à porte ainsi que pour la gestion des conflits de ressources et les répercussions.


De nouveaux services peuvent être appliqués, exemple au départ un système d’avertissement (par messagerie sonore, ou visuelle pour les mal-entendants) signalant l’approche du transport. Et optionnellement pour le destinataires (exemple : des adultes qui attendent des enfants).



Le véhicule de Transport en Commun serait conçu avec une place assise surdimensionnée par rapport aux engins actuels permettant une activité de bureau (lecture, courriel, distraction). Une conduite souple serait la règle.

Le principe du transport en commun n'empêche pas l'association de véhicules de divers type selon les besoins et les capacités locales (minibus, berline, moto, avion léger,…).


Des gares de transit feraient leur apparition pour permettre le regroupement d’une distribution en étoile locale ou d'un site intermodal. Conçues comme des pôles de loisir (bibliothèque, discothèque, bar, salle de jeu, restaurant, hôtel) permettant les attentes de correspondances.


Un protocole d’identification et d’accompagnement des mineurs et handicapés, avec la coopération et le soutien de services sociaux (détection des excès, nouvelle conception des relations de voisinage).


Service interne de contrôle de gestion pour la supervision des transports de particuliers et pour la collaboration avec les centres de productivité.


N.B. : le transport est utilisé lorsque la vidéo-conférence ne donne pas satisfaction.


Education modulée.


Prise en compte des capacités des parents et du voisinage dans l'encadrement de l'élève.

Contrats d'engagement société-parents, contrats d'objectifs de stage.

Ouverture sur les entreprises, la nature, la vie de la société (éveil de la conscience politique du citoyen).

Possibilité de mouvement de l'élève dans le système éducatif (stages à l'étranger; stages à thèmes hors académie).

Mise en place d'une vraie formation permanente en évitant le statut d’étudiant éternel.


Une économie revisitée.


Si l’individu a des activités par fonctions et non par entreprise, on favorise la pluri-activité, avec un niveau de formation correspondant. L'engagement individuel progressif doit être la règle avec tout l'environnement nécessaire d'aide à la décision, d'essais -dès le cursus scolaire- et de formation à la demande. Ce qui ne va pas à l’encontre d’un profil mono-activité, mais ce profil devrait être réservé à des personnes dont l’activité est très prenante ou qui ont des problèmes psychologiques d'incompatibilité avec la pluri-activité.

Une bourse des activités permettrait de suivre les activités émergentes, les activités à déficit de main d’œuvre, les choix possibles d’évolution toujours avec des périodes d'essai non pénalisantes pour les choix individuels.


Des bilans en temps réel.


Suivi-informatisé des consommations. Il est sûr que cela comporte un aspect « big-brother » patent, mais cela ne peut-être utilisé que pour éviter les dérives globales et comme repère d'aide individuelle. En mettant en place des statistiques de dérives la société peut mettre en place des aides psychologiques pour les personnes empêtrées dans des schémas consuméristes ou dans des problèmes avec leur ego.


Dans un premier temps : Classement des entreprises à la production inadaptée.


De même que l’individu n’est plus gouverné en politique (principe d’in-gouvernabilité), il n’est plus commandé dans ses activités concernant les fonctions sociétales, encore moins dans ses activités scientifiques et artistiques.


Il agit dans un réseau de co-actifs et d’animateurs.


Les individus sont confirmés par leurs animateurs, leurs co-actifs et les « clients » de leurs activités. Ils s'appuient sur une structure de conseils en organisation. Un fonctionnement en charte qualité (la moins pénalisante en termes de saisie donc aussi la plus « big-brotherisante » : saisie automatique en temps réel) permet une traçabilité des interventions.


L’intervention d’experts ou de « personnages de confiance » permet de confirmer les problèmes qui devraient trouver une solution dans une palette telle que : formation continue, apprentissage, réunions de concertation (de co-actifs, d’unité de production, de « clientèle », de politiques13), sans oublier la réorientation, ou la diversification d’activité.


Une économie de la parcimonie.


Simplicité ne veut pas dire misérabilisme.

Au contraire on peut mettre tous les progrès au service d'une simplicité de qualité.

On peut avoir peu mais d'une qualité et d'une beauté qui convient au degré d'éducation et à la sensibilité de chacun.

On peut même refuser d'avoir. Ce serait même un conseil , car on ne peut pas tout avoir.

Là aussi le choix démocratique est important. Il ne doit pas conduire à une uniformisation de la société mais éviter les extravagances énergétiques et éviter que des choix individuels reproduits à grande échelle provoquent des contradictions sur les principes de base qui auront été retenus (solidarité, sécurité, etc).

On peut dans certains cas agir en contradiction avec ce principe, c'est à dire ne pas appliquer ce principe au pied de la lettre lorsque c'est possible, par exemple :

si l'on se trouve dans une zone où l'eau est en abondance, on peut user de cette eau sans parcimonie si cela n'a pas de répercussion sur sa qualité lors de sa libération ou sur l'environnement durant sa captation. S'il y a changement d'état de l'eau (glaciation, évaporation) et/ou perturbation de son écoulement naturel il faudra le prévoir et valider les conséquences.


Services d'inspection.


Super-contrôleurs dont le rôle serait plus de faire prendre conscience des dérives, de favoriser l’information nationale ou régionale adaptée aux configurations qui posent problème. Ils seraient formés pour des capacités d’analyse et de projection et surtout de dialogue.

Mélange de vieux briscards sédentaires et de jeunes loups ayant la bougeotte pour avoir une expérience la pus riche possible.

(ne pas perdre de vue que cela ne s'applique pas dans les sociétés actuelles, mais dans le cadre de notre utopie de respect mutuel)

L'un des dangers des sociétés à gestion déconcentrée réside dans les possibilités de laisser se reconstituer des structures hiérachiques plus ou moins étendues géographiquement en l'absence de responsabilisation générale.


Coopération internationale.


Aide à l'éducation, apport d'information (lutte contre les féodalismes), coopération scientifique et artistique. Eviter de se faire enfermer (blocus) par des forces politiques hostiles.


Armées et forces de l’ordre.


La société devra faire des choix conscients avec des solutions réalistes sur sa survie. Non violence (avec acceptation des risques ultimes) ou au contraire maintien d’une armée proportionnée aux risques potentiels ou allégée mais associée à des unités de résistance autonomes.

Aide de police internationale aux ONG.

Est-ce nécessaire ? Quel niveau d’efficacité ? Quels coûts ?


L’action sociale.


Les sciences humaines font bizarrement beaucoup parler d’elles, mais restent l’affaire de secteurs fermés alors qu’elles devraient faire profiter la société de tous leurs acquis.


Si certaines professions imposent leur consultation ou leur intermédiation pour se rémunérer (dans le contexte actuel) et évitent toute vulgarisation et mise à disposition dans le domaine public, ce ne devrait pas être le cas des professions des sciences humaines qui devraient faire bénéficier la société de leur principaux concepts dès le cursus scolaire.


Et si cette science est toujours en phase de recherche de fondements avec ses contradictions et ses conflits internes, c’est justement ce qui devrait permettre aux éducateurs d’être proche de leurs élèves en sachant exprimer un savoir instable et non plus assommer les enfants de vérités aussi vaniteuses que sujettes à remise en cause mais présentées comme incontournables.


De même les acteurs sociaux auraient une grande place, entre autres, dans l’aide à porter aux personnes en difficulté (en direct ou par l'intermédiaire de structures), par exemple dans l’intervention pré-judiciaire de situations conflictuelles et dans l’éveil aux différentes activités et modalités d’action individuelle qu'une société attend de ses « membres ».


Le problème de la valeur.


Chacun comprend, à peu près, le principe du marché où l'offre et la demande vont permettre de fixer une valeur à un produit à un moment donné.

Ce qui est gênant c'est la fluctuation d'un produit qui va entrer dans un produit manufacturé. Si cette fluctuation ne peut-être annulée par une production en très gros volumes dont la moyenne se superposera avec le coût « honnête » de ses matériaux, on aura soit un grignotage des revenus du produit, grignotage qui peut conduire à la faillite, soit un enrichissement non justifié qui peut devenir abusif.


Le salaire est une variante en tant que constituant du produit manufacturé. Le soin apporté au travail aura une répercussion sur la qualité du produit manufacturé. Il est normal qu'un travail très soigné soit mieux rémunéré. La faculté de faire rapidement un travail soigné doit également être mieux rémunérée, mais dans quelle limite. Sait-on apprécier réellement le nombre d'heures économisées par un travail rapide ? Et à l'inverse le nombre d'heures perdues ou le défaut de qualité dans la production par une mauvaise ambiance dans un atelier ?


L'idée qui est à l'origine du concept d'un produit est encore plus difficile à valoriser puisqu'elle représente le volume « rentable » du produit qui sera vendu à terme.

Le service est une variante du produit manufacturé dans la mesure où il utilise des produits manufacturés (bâtiment, véhicule, outil, matière,...).


Les relations d'un individu qui lui donnent de la valeur par sa capacité a réunir une foule de compétences sur quelque problème que ce soit ne se justifient plus dans un fonctionnement en réseau de la société où toutes les compétences sont connues de tous et mobilisables par tous, lorsqu'un projet est validé par la société.


Le risque endossé par l'entrepreneur qui démarre une affaire, du financier qui fait une avance de fonds est rémunéré lors de la réussite de l'entreprise naissante. Mais jusqu'à quel niveau cela se justifie-t-il ?


La responsabilité pénale d'un chef d'entreprise si elle sanctionne une erreur dans la qualité du produit manufacturé, des conditions de travail ou encore d'anomalie comptable, sanctionne avant tout son manque de délégation de contrôle, aggravé par une mauvaise qualification de ses agents ou leur sur-exploitation entrainant des erreurs sous le stress. Il est donc normal de rémunérer cette fonction lorsqu'elle est bien exercée ou qu'elle ne peut-être déléguée.


Enfin il y a les produits nécessaires et les produits superflus.

Et dans ce cadre la notion de consommation raisonnable de produits nécessaires. Ces produits doivent être fournis mais dans la limite d'une consommation raisonnable.

De même la répercussion psychologique voire physiologique des produits superflus fait qu'il faut un minimum de ces produits. Encore faut-il justifier leur usage et en quelle quantité. Là encore un choix éclairé de la société s'impose.


Réfléchir sur la production sans oublier les produits palliatifs.

A qualité de produit équivalent ? À qualité de processus de fabrication equivalent ? À qualité ou quantité de ressources consommées équivalente ?


Réfléchir à la production sans oublier non plus les produits concurrents.

Pourquoi favoriser telle technologie ? Nouvelle ? Ancienne ? Peut-être pour préserver l'existence de telle corporation ? Ou en créer une nouvelle ? Est-ce bien nécessaire ?


Beaucoup de questions qui restent sans réponse, ou avec des réponses non fondées et pleines de mauvaise foi.


Ce qui est simple c'est que une fois une production vendue, il reste les bénéfices sur la table. Et s'il y a peu de monde autour ... on s'arrange entre gens de bonne compagnie.


La transparence remet tout cela à mal.


La solidarité supprime la notion de rémunération tant du risque que de la responsabilité. Car la solidarité implique la responsabilité de tous.

A condition toutefois donc que chacun assume ce qui est de sa responsabilité.


Sachant que à priori tout est améliorable.

L'audit, le conseil et la formation font partie de la panoplie d'amélioration de la production (à la disposition de tous).


Ce processus d'amélioration va de pair avec le partage de la responsabilité.


A ce titre, l'argumentation archaïque du fonctionnement en tour d'ivoire avec la rétribution des risques assumés est sans valeur. Nous retrouvons là notre bon vieux féodalisme...

Des pistes... sur la face obscure de la société.

  1. Avec les saints et les assassins

  2. Les femmes du monde et puis les putains

  3. On ira tous au paradis

  4. On ira tous au paradis... mêm' moi !

  5. Chacun doit prendre la décision personnelle d'aborder ce domaine.

  6. Par contre aucune oprobre ne doit couvrir ce domaine.

  7. L'internement ne devrait plus concerner que les individus dangereux que la faculté ne sait pas soigner.

  8. En ce qui concerne la sexualité, des formes nouvelles de vie communautaires pourraient être expérimentées. La sexualité est sans doute à considérer sur le même plan que le plaisir de la table : certains sont des ogres et d'autres des ascètes. L'un ou l'autre ne sont aucunement le signe d'une anormalité quelconque.

  9. Sans donner dans des déviationnismes de débauche pure, la vie de communautés n'érigeant pas en principe la vie de couple pourrait permettre un accès à la plénitude sexuelle de tous et de toutes selon les besoins des uns, des unes et des autres.

  10. Alors qu'aujourd'hui une grande majorité d'hommes et de femmes cantonnés dans leur isolement, leur méconnaissance de l'art d'établir des relations n'ont pas accès à la foule de prétendants qui les entourent pourtant.

  11. Les modalités de concertation au sein de ces communautés, du regroupement par affinité mutuelle des individus, de fusion de communautés ou de leur divergence restent à découvrir.

  12. Là encore le respect d'autrui, le partage d'une culture aujourd'hui contenue aux marges de la pornographie devrait permettre des expériences enrichissantes et un épanouissement de chacun et chacune selon ses besoins.

  13. La culture sexuelle doit aller au-delà des cours de biologie sur les gamètes ou de l'imagerie du kamasoutra. Le minimum sur l'aspect fonctionnel des organes clairement expliqué. Que les répercussions psychologiques soient dédramatisées et donc expliquées aussi, avant qu'elles ne surviennent. Pour que chacun assume son corps tel qu'il est. Une connaissance des gestes sensuels et sexuels qui sont tous tolérables lorsqu'ils sont accomplis dans le respect mutuel. Et sans doute pour beaucoup un travail préalable psychologique sur l'acceptation du soi sera nécessaire avant d'entamer une relation sereine à autrui.

  14. La vie de couple restant évidemment une forme normale de vie.

  15. De même les bornes de la vie sexuelle pourraient être mieux définies et la connaissance de la vie sexuelle autorisée selon les individus. Tout comme il existe des enfants intellectuellement précoces ou tardifs.

  16. Il est évident que toutes les précautions doivent être prises pour éviter toute mainmise psychologique sur un mineur par un adulte mais aussi par un autre mineur.

  17. Les drogues pourraient faire l'objet de découvertes selon des protocoles définis précisément. Le but étant de fournir un accompagnement d'une part pour ceux dont le seul objectif est le constat des effets et d'autre part ceux qui se sentent mal psychologiquement.

  18. En ce qui concerne la vie homosexuelle, il va de soi qu'elle doit être reconnue lorsqu'elle correspond à un état naturel et non pas, par exemple, le résultat d'une éducation s'il se révèle que celle-ci provoque un état d'incertitude ou d'incompréhension chez l'enfant, ou encore le résultat d'une méthode de cohercition mentale d'un gourou sur ses patients, ou d'un adulte sur un mineur (mais là encore on voit que le respect d'autrui n'est pas respecté).


Peut-être aussi le respect facilitera la vie conjointe des hommes et des femmes, l'expression des ressentis, l'entraide à trouver un conjoint et à vivre sereinement la vie de couple.


On le constate tous les jours, ce domaine est l'espace de prédilection des mafias et des manipulateurs en tous genres. Là aussi le système féodal fait des ravages. Il est temps que l'on s'extirpe des dogmes, des schémas consuméristes et du manque d'imagination pour investir cet espace.



Les rôles inutiles et les rôles nouveaux.


Les masques sont tombés, cette fois on peut réconforter les coeurs gros et sécher les larmes, elles sont vraies...


les contrôles.


Les contrôles de production sont basés sur des estimatifs (révisés en continu) et ne servent que comme repère de vérification, ils peuvent être demandés volontairement par les opérateurs (par d'autres opérateurs). Les contrôles de qualité sont constitués des contrôles de production et des agrégats des remontées (messages de satisfactions/réclamations) de la chaîne producteurs-distributeurs-consommateur (depuis de simples lecteurs de codes barres satisfaisant/non satisfaisant installés dans les cuisines jusqu’à des enquêtes qualité).

les contrôleurs contrôlent "a posteriori" (du type des inspections générales ou de la Cour des comptes) ils exercent dans des structures indépendantes, elles mêmes confrontées à leur contrôle "de production" et au contrôle qualité de leur domaine.

Le système de suivi de la consommation et de la production n’est plus la transparence de tout à la disposition d’une petite catégorie d’individus, mais la transparence de tout pour tous. Le principal danger d’un système global de surveillance serait son détournement aux profits d’objets intelligents et autonomes, dès lors qu’ils existeraient. Car il ne faut pas confondre robots machiavéliques (au service d'êtres humains) et objets autonomes, eux mêmes fonctionnant en réseau bien sûr (sous entendu d’une intelligence supérieure avec un saut égal voir supérieur à celui qui sépare les singes de l’homo sapiens sapiens).



Le problème de la prise de responsabilité économique.


L’expérience nous a montré que dans des systèmes politiques aux antipodes les uns des autres, la prise de responsabilité indépendante sous forme de « carte blanche » est impossible pour une majorité de citoyens.


Dans les systèmes communistes la démarche individuelle était si suspecte qu’elle n’existait pas dans les règles économiques qui étaient donc clairement non-démocratiques.


Dans les systèmes libéraux, soit on est capable de produire un discours crédible qui induit en confiance les financiers, soit on est aux marges du code du travail.

Sinon on reste un modeste artisan.


Dans les deux cas un individu soit n’a pas accès au financement de son projet (s’il ne passe pas le panel de critères du moment, ou s’il n’a pas les bonnes relations), soit il dispose d’un feu vert étonnant d’irresponsabilité (dans le système capitaliste, 50% des entreprises disparaissent dans les 5 ans ; dans le monde de la transparence, de l’information, de la publicité, du marketing, du merchandising : c’est étonnant…).


Il serait pourtant simple, pour une organisation donnée, de voir un individu négocier un projet avec un économiste, valider ses compétences auprès d’un professionnel, valider sa « persévérance » (capacité à assumer ses engagements) dans une structure du même type sous l’autorité d’un animateur puis de présenter un tel dossier auprès d’un financier.


Un suivi de son projet sur une période propre au domaine d’activité pour juger de la « prise » avec un économiste et un expert. Sinon un constat est mené avec éventuellement la responsabilité des certificateurs du dossier. Constat qui ne serait pas un verrouillage définitif de l’individu à prendre des responsabilités, mais plutôt une aide à dépasser ses difficultés.


La concurrence est un frein à ce type de fonctionnement. Car tel qui a une idée très efficace s'en fera déposséder s'il n'a pas les moyens de la mettre en oeuvre ou de la protéger par des droits de protection internationaux aux montants exhorbitants.


Les activités de service.


Autant les activités de production donnent des résultats concrets qui permettent de se donner une idée de l’état de fonctionnement de ce secteur, autant les activités de service peuvent masquer une situation qui se dégrade.


Comme on l’a vu la notion de fonctions sociétales nécessaires se traduit par une participation des citoyens. On pourrait imaginer une région A avec des habitants qui se donneraient sans compter pour produire des biens de consommation et alimenter ainsi une région B où les habitants se donneraient eux sans compter dans des activités de service. Et ainsi tout serait équilibré.


Contre exemple : la région de B aurait des habitants les uns restaurateurs, d’autres hôteliers, d’autres encore manucures, pédicures, masseurs, esthéticiens, etc.


Sauf que les habitants de A, lorsqu’ils iraient profiter des actions de service de B s’apercevraient à ce moment qu’il ne s’y passe rien. Les habitants de B pourraient s’être mis d’accord pour vivre dans des conditions fortement dégradées tout en se validant mutuellement des services qui ne se feraient pas et vivraient ainsi maintenus en vie par la production des habitants de A. (Toute ressemblance avec des cas réels de services financiers est exclue de ce document). C’est cependant une solution qui pourrait être envisageable à condition qu’elle soit connue. Mais par contre, il faudrait laisser les habitants de A : soit combler les besoins des habitants de B, soit refuser de le faire. Les fonctions inutiles sont un cas typique de cet exemple, et aujourd’hui ça marche parce qu’il y a des outils en place pour persuader la majorité des gens qu’il est nécessaire que cela soit ainsi (marketing, publicité, média, éducation,…).


Le développement d’une activité.


En préalable, définir clairement un concept, la cible et les arguments.

Réunir l’effectif (avec une GRH en conséquence), les animateurs, sur un projet d’activité (aspects techniques, organisationnels, humains et financiers).

Présenter le projet en collectivité territoriale (agora) auprès des citoyens : citoyens cible, citoyens oeuvrant sur le même domaine d’activité et citoyens non concernés. Le principe est de valider une nouvelle activité consommatrice de ressources. Plus la consommation de ressources sera importante (consommation par un engouffrement local ponctuel ou consommation par une multiplication infinie du mode de consommation envisagé) plus la « superficie » de l’agora devra être importante (régionale, nationale, internationale).


les citoyens s'expriment sur la production (qualité, opportunité, maintien/réorientation), les modes de vie, les loisirs et l'activité artistique au vu des informations de synthèse.


Découle de ce mode de fonctionnement : la disparition de la responsabilité individuelle (et la rémunération exhorbitante qui s'y rattache actuellement), la disparition de la concurrence commerciale (reste les autres concurrences, fondement des controverses).


Le syndicat unique.


Cette structure qui pourrait avoir un sens dès aujourd’hui, avec une espèce de « syndicat-agence de l’emploi-agence d’intérim » par lequel passerait tout salarié et tout patron demandeur de salarié où seraient vérifiées les conditions d’embauche et de travail. Et qui aurait une efficacité autrement plus importante en complément du faible réseau d’inspecteurs du travail.


Encore faudrait-il une conscience de classe et une intégrité de tous telle qu ‘elle est prônée ici, qui sont largement absentes des esprits.


Et ce ne sont pas les systèmes basés sur des mandats qui y pourraient quelque chose. Systèmes que toujours les mêmes manipulateurs sauront embellir dans des fioritures passionnelles et qui ne seront que des vues partielles et par la-même faussées d’une pseudo solution globale ou de guerroyages sans fin qui ne font qu’apporter de l’eau au moulin des grands manipulateurs.


Mais de par la participation de tous à la gestion de la société, le syndicat est une structure qui devient inutile.




Le commerce.


Les forces de vente (publicité-marketing-etc) sont remplacées par des agences d'information synthétisant, pour les producteurs, les offres existantes avec une notion de qualité/originalité. Elles sont replacées sur des objectifs d'information, de conseil, de recueil des remarques (pour les transmettre aux distributeurs et aux producteurs et les tenir à la disposition des citoyens) et du suivi de l'ensemble.


Le grand danger serait de s’accaparer l'expression « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » des lobbysmes économiques actuels qui perdure malgré le travail d'un certain Jean Yanne, spécifique aux médias, en son temps.


Donc mettre fin au rôle stratégique des forces de vente, qui concrétisent aujourd’hui la nécessité d’un produit ou d’un service par son succès commercial, et le remplacer par celui des observatoires de consommation dont le rôle serait de vérifier que les besoins fondamentaux sont assurés, qu’il n’y a pas de gaspillage (ou pour le mieux), et tenir à jour les capacités économiques de la société afin que les choix politiques soient efficacement éclairés.


Ecoutez réellement les besoins des gens, informez les des possibilités technologiques et vous serez étonnés des foules d'idées recueuillies. Après il faudra trier, expliquer ce qui est un peu trop farfelu (là aussi la controverse doit s'exprimer), trop hors de prix, etc. .


Les points de vente sont remplacés par des dépôts de proximité lorsque importe le délai, voire l'urgence. Innovons ? Pourquoi pas un emballage (à inventer) individualisé (à des groupements ?) , étiquetté, dès la production ?


Les mouvements de transports (personnes&marchandises) sont gérés aux niveaux concernés (international/national/régional/local) avec les interfaces de concertation (et les protocoles) adéquats (cf les pistes -ci-dessus- pour le transport des personnes).


les services de logistique sont fédérés.


Toute consommation est comptabilisée. Aucune monnaie physique ne circule. Chaque citoyen a sa carte de débit. Les sites de loisirs sont suivis en temps de présence pour les parts de loisirs non consommateurs de ressources physiques.


Le commerce international.

Les touristes sont dotés de cartes de débits soit en échange d’un dépôt, soit sans formalité supplémentaire lorsque les systèmes bancaires sont interconnectés .


Prendre cette nouvelle optique de l’économie, c’est faire le pari que la place donnée à l’art et à la science permettra à l’humanité de gérer au mieux ses ressources naturelles tout en conservant un environnement de qualité.





L’éducation.


L'éducation est débarrassée de sa fonction de sélection.

Le but fixé est

a) la formation de tous à la fonction de citoyens (auto)critiques

b) la formation -initiale ou « permanente »-

  1. d'experts dans tel domaine (philo, math, violon, etc.)

  2. d'animateurs

L'animateur est décideur en cas d'urgence.

L’animateur est observateur, favorise l’expression, reformule les expressions et synthétise la situation. Il assure le lien avec les autres animateurs, la hiérarchie disparaît au profit des réseaux.


Au delà des fondamentaux (lire, écrire, observer, raisonner, s'exprimer sous toutes les formes possibles) la formation devient « à la carte ». Expériences de contact (campagne d’immersion en nature, placement inter-régionaux, internationaux, protocoles d’hébergement et d’accompagnement social pour assurer la sécurité et l’équilibre psychique des mineurs dans cette démarche).


Dès la petite enfance l’effort est porté sur le respect de l’être humain, la sociabilité et les contradictions de l’individualité et de la collectivité (qui se retrouveront entre l’activité artistique/scientifique et la pédagogie ou entre l’accord avec soi et la reconnaissance sociale).


La contradiction dans ce domaine réside dans le cloisonnement des « autorités » morales. Les parents ont leur chasse gardée sur leur morale transmise à leur enfant, les enseignants, eux, « gouvernent » le savoir républicain, la méthode de transmission et de classement des individus, la société juge la conformité du résultat à son attente (chacun s’attribuant la « personnalité morale » de la société). Comment dans ces conditions ne pas finir dans la schizophrénie ou le rejet des autres ?


Il vaudrait mieux partir de constats :

  1. les parents sont ce qu’ils sont, il ne faut jamais remettre en cause le « lien du sang » faire que les enfants acceptent leur parents (le but final est qu’ils s'acceptent entre eux comme des frères) avec leur défaut et que le seul moyen pour que les choses changent, c’est d’aider leurs parents (les gens) à changer. Ce que l’on attend des parents c’est d’abord l’amour parental qui rendra crédible l’amour d’autrui. Si cela est impossible alors il faudra venir en aide aux parents pour qu'ils puissent prendre conscience, découvrir, et exprimer cet amour parental, sinon il faudra venir en aide aux enfants.

  2. les enseignants apportent un référentiel cristallin (aussi pur qu’inaccessible, et parfois on a pu le constater à diverses reprises dans l'histoire : partiellement mais complètement faux) et une démarche de calcul d’erreur qui laisse chacun définir en toute conscience (et donc l’assumer) « son » eccart plus-ou-moins tolérable par rapport au référentiel, variation selon les conditions du ici-et-maintenant

  3. des tiers, qui n’existent pas aujourd’hui, dont le rôle est partiellement tenu par des associations, des personnalités. Leur rôle serait d’être à l’écoute des enfants et de leur proposer des démarches de réflexion leur permettant d’aboutir à un jugement personnel avec tout le doute requis sur les résultats obtenus. Ces tiers seraient accessible sur une démarche volontaire de l’enfant (comme un expert disponible), ou bien ils seraient placés dans l’environnement de l’enfant (animateur d’association, conseiller d’activité,…) et pourraient aussi avoir une action, en proposant une réflexion à l’enfant, en plus de l’attente de démarche volontaire de l’enfant sur une demande d’éclaircissement.


En multipliant les sources d’aide à l’éducation de l’enfant on limite les possibilités d’enfermemant de l’enfant dans la solitude, dans des manipulations psychologiques ou prisonniers de conditions pathologiques des adultes qui les entourent.


L’action sociale.


L'accent est mis sur la fonction d'accompagnement social (surtout dans un premier temps, et surtout dans les secteurs délaissés ; prisons, zones d'habitat défavorisées, personnes à risques).


Les activités à forte contrainte d'isolation sociale (exemple : campagne de pêche, travail en 3x8 ou 6x4, travaux publics en zone isolée, etc.) ou dangereuses sont déclarées de service civil.




Divers.


Les jeux, loteries et concours nationaux/régionaux sont supprimés. A la rigueur automatisés.


les établissements luxueux sont conservés (ou construits) à titre de "patrimoine expérimental".


la propriété foncière est conservée à titre historique, les collectivités territoriales gèrent leurs espaces. Les notaires gèrent les archives de ce qui deviendra l'ancien foncier, les "héritages" sont simulés et enregistrés sur ces bases archivées, jusqu'au jour où elles seront abrogées (par les propriétaires eux-mêmes) pour obsolescence sociale.


Rappel : les fonctions sociétales (par exemple : la restauration collective) sont le noyau dur que doivent assumer tous les citoyens (la notion de service public disparaît), l'art est déclaré comme la finalité.


Il est temps de déposer le bateau de papier sur les flots.


Il était un joli navire qui n'avait ja-ja-jamais navigué ho-hé ho-hé !


La trajectoire de l’individu comporte plusieurs tronçons face à ce projet, au fur et à mesure de la croissance de sa conviction.


Il est d’abord un « chercheur » : il recherche l’information concernant ce projet et il réfléchit globalement à la solidité de ce projet.

Puis il passe par une période de mise en cohérence de ses certitudes avec ce que ce projet implique pour lui, mise en cohérence d’autant plus difficile qu’il se sera impliqué dans les sociétés actuelles.

Ensuite l’individu recherche les pistes concrètes d’évolution au sein de ce projet.

Enfin l’individu s’engage sur des réalisations, il « consomme des ressources » pour ce projet.


Les réalisations ne sont pas forcément originales et nouvelles, il suffit d’appliquer l’esprit de ce projet dans la vie quotidienne. Dans les sociétés passées et actuelles quelqu’un doit-il demander quoique ce soit pour agir selon ce qui est défini comme étant le bien ? On peut faire de la perruque, de la résistance passive ou la grève du zèle, si c’est pour la bonne cause. Une société nouvelle se constituera spontanément en parallèle aux sociétés actuelles avec les actions et les réflexions de ceux qui auront choisi de la créer. Donc des concertations qui iront en s’étendant parmi la société actuelle. Une tentative a été menée par une communauté anarchiste d'acheter un Etat américain peu peuplé pour en faire une terre expérimentale. Il est sûr que la concrétisation physique focalise plus facilement les partis réactionnaires. C'est pourquoi un déploiement transparent aux critères actuels d'institution et d'association en se coulant dans les ambiguités (et elles sont nombreuses) des textes législatifs et constitutionnels pourrait permettre une mise en place de cette utopie. Ce serait également la possibilité de vérifier la faisabilité d'une résistance civile clandestine.


Et pour ce qui est du don de ressources, il suffit de réfléchir afin de s’assurer de la qualité de l’objectif et de l’existence d'objectifs intermédiaires qui permettront de vérifier la conformité de la réalisation conforme au projet. Une trop grande naïveté (qui peut aussi être de la confiance systématique, en se fiant à la bonne mine d’un interlocuteur ou à son bavardage intempestif, par paresse de mener une réflexion, chercher des justificatifs, des contre-exemples…) est préjudiciable pour quelque projet que ce soit.


L’individu est clairement laissé devant sa solitude comme les personnages du film « Pirate »  de Roman Polansky : au moment d'aborder un galion espagnol, le capitaine tire un coup de canon braqué sur sa propre coque. Le problème est posé : soit c’est l’abordage, et vite ! soit le naufrage.


Voilà ! le coup de canon a tonné : c’est de l’eau que nous avons jusqu’aux genoux à présent. (l’eau monte vite à l’échelle de vie de l’individu, parce que pour le concept, il a l’infini pour lui)

Lorsqu’on regroupe des solitudes, il ne se produit pas spontanément de la confraternité. C’est en croyant que la solitude s’évanouie avec le nombre que l’on est dans l’erreur. Par contre c’est avec le souci de l’autre, vivant dans sa solitude permanente, que d’abord on atténue les effets de sa propre solitude sur soi et qu’ensuite on met en œuvre les bases d’un dialogue global. Parce que ce que l’on dit sincèrement avec attention à l’un, ce "un" qui agit en réciproque, fait qu’on ne peut pas se contredire avec "un autre". Et donc le dialogue de tous avec tous devient homogène.


On a vu que l’autorité n’est plus de coutume, elle ne peut que se retirer devant la prise de responsabilité de chacun et la cooptation naturelle d’animateurs sur la base d’une intention manifestée de l’un et agréée par les autres ou proposée par l’ensemble à l’un d’eux.


De même l'autorité religieuse est inutile dans le fonctionnement de cette nouvelle société.


Il est vrai que l’humanité se privera d’une expérience étrange : le rassemblement dans un lieu vaste et majestueux, où flotte des parfums inhabituels, dans la fraîcheur, dans le froid sec, dans une douce chaleur. Dans un lieu silencieux ou au contraire animé d’une musique, d’un chant ou d’un bref brouhaha de chuchotements ou de répons et où une personne, revêtue d’un vêtement original, déclame dans le silence de l’assistance et dans ses propres échos.


Une publicité « voyante et claironnante» devra être faite sur les activités de manipulation mentale.


1 peut-être ont-ils eux aussi leur utopie qui se trouve ainsi contrariée ?



2 cf. « le registre des controverses de Torrederivante, la structure »

3 bien sûr validée par l’auteur

4 read the fuking manual, (lis le putain de manuel) v. par exemple : http://lexique.usenet.free.fr

5si l’on en croit des auteurs comme Bill Joy (wired,avril2002) quoique l’un des éléments de cette théorie : les nanomoteurs, ne soient pas encore au rendez-vous, à l’exception du champ de la génétique où nous avons la chance que ça marche à peu près tout seul. Sur la base de quelle énergie ces nanomoteurs peuvent-ils prendre leur autonomie ?

6 Savoir scientifique, grammatical, lexical, etc

7 Savoir métaphysique, religieux, psychologique, sociologique, littéraire, artistique, etc

8 et sur la croyance d’une majorité d’être dans la bonne hiérarchie ou de l’impossibilité d’en sortir

9 Si quelque chose peut merder, inéluctablement ça merdoira

10 Chacun progresse dans une hiérarchie jusqu’à atteindre son niveau d’incompétence

11 l’art de se glisser une poutre dans l’oeil

12 Selon le degré de fragilité psychologique il serait illusoire d’attendre la manifestation du libre-arbitre à l’état naturel. Un accompagnement est nécessaire.

13 Les réunions politiques lorsqu’elles tirent les leçons des bilans produisent des évaluations des structures de production (contrairement au système actuel, il y a imbrication du politique et de l’économique).